Tout en vous remerciant pour le partage Floriana, j'aimerai commenter le cas Tunisie.
Comme l'illustre le graphique, les Centres de formations Tunisiens ne dispose pas d'une grande part de décision dans la question du PPP, l'ingénierie législative tunisienne est à caractère super-protecteur dans le sens où elle vise à élargir les interactions de ses organes d'exécution (les centres) avec leur écosystèmes sectoriels et régionaux, sans pour autant céder leur gestion (ni totalement, ni partiellement) au secteur privé.
Les professionnels sont bien présent aux "conseils de partenariat" des centres de formations, tout comme les représentants des partenaires sociaux, mais ces conseils à caractère consultatif n'influencent partiellement que l'axe technique de la formation (flux des formés, contenu des programmes d'étude, lancement de nouvelles formations, ...), malgré que depuis 2005, les modes exclusifs de formation sont ceux qui implique directement les entreprises économiques dans l'action de formation (l'alternance et l'apprentissage).
Faire profiter les Centres de formation d'une gestion administrative et financière privée est malheureusement une question très délicate dans le contexte tunisien actuel, la réforme du dispositif national est basée, entre-autre, sur cette notion d'autonomisation des centres, mais le constat aujourd'hui est que le volet gestion des ressources humaines ainsi que tout ce qui touche aux budgets de fonctionnement ou d'investissement reste centralisé et concentré.
Au final, je ne trouve pas meilleure recommandation que celle extraite de la cartographie de la gouvernance de la FP en Tunisie, réalisée par l'ETF : "La délégation des pouvoirs et des responsabilités doit se traduire par la mise en œuvre d’une véritable autonomie des établissements quant aux contenus des formations et à l’organisation pédagogique sur la base de procédures de gestion et de financement flexibles."
https://www.etf.europa.eu/sites/default/files/m/F1450C82586B87B9C1257E7…